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Le succès du Dit du vieux marin, ballade fantastique de Coleridge, éclipsa pendant longtemps à létranger les Ballades Lyriques de Wordsworth, qui furent éditées dans le même recueil, selon le projet commun des deux amis. Ces Ballades Lyriques de 1798 sont à considérer comme luvre de jeunesse dun poète qui a pourtant déjà publié dans diverses revues et qui commence à avoir en tête un projet théorique bien précis, développé deux ans plus tard dans la première préface de 1800. Cest donc à la fois comme poète et comme théoricien de la poésie quil faut considérer celui qui, toute sa vie, remaniera la considérable autobiographie philosophique et poétique du Prélude, dont à bien des égards certains motifs apparaissent déjà dans Les Ballades Lyriques, notamment les bienheureux moments magiques des spots of time. La progression du recueil retrace aussi un parcours, celui dun homme du XVIIIe siècle, inspiré par lesprit des Lumières (le rousseauisme et le godwinisme), celui du poète sensible méditant sur la situation de lhomme en société, sur lhéritage dune tradition poétique, mais sengageant aussi progressivement vers une voie de plus en plus personnelle, que lon dira ensuite romantique : celle de la célébration des humbles, de la chanson triste et simple ou, à linverse celle de la comédie. Et il nest pas de plus grande tendresse, tantôt joyeuse, tantôt douloureuse, que celle qui se dégage des figures dinnocence ou de martyre, telles celles de Johnny dans Le petit idiot ou de Martha dans Lépine. |
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| Traduit par S. Vigée et D. Peyrache-Leborgne 336 pages 1997 ISBN : 2-7143-00614-4 135 F Collection romantique N°66 |
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