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Harry Laus, Archives des bons morceaux
Collection Ibériques, éditions José Corti
Ces 21 récits et nouvelles, à dessein présentés dans lordre chronologique de leur écriture, ajoutent encore à létrangeté qui se dégage de lensemble de luvre de Harry Laus. Une étrangeté sans rapport avec un quelconque exotisme tropical, issue de la vie même de lauteur et de ses expériences denfant et dadolescent, alimentée par un regard dadulte qui se porte toujours sur linsolite, la marge, lécart, la faille, le manque.
Déjà orphelin de mère, Harry Laus est tôt confronté à la déchéance et à la mort dun père mis à lécart (La Visite), puis à la panique dans le milieu inconnu où il a été transplanté (La Clef). Il découvre les hésitations de sa sexualité (Prélude, LAdolescent). Et lon assiste simultanément à la naissance puis à linstallation du sentiment de culpabilité (La Procession, Le Voyage, La Cage). Un sentiment qui a progressivement envahi lautobiographie et la fiction, au point de devenir lun des fils conducteurs de lensemble de luvre, où le débat de(s) conscience(s) est maintes fois structurel.
Devenu Cadet, puis militaire de carrière, Harry Laus expérimente notamment la dépersonnalisation (Perspective, En ligne droite) et la brutalité (Le Ministre). Un lieu à latmosphère un peu fantastique lui sert de refuge : cest Le Joyau un étrange bijou de nouvelle, où lon peut lire aussi léveil de la sensibilité de lauteur aux arts plastiques.
Les nouvelles de la maturité et de la vieillesse appellent le même adjectif : étrange, étrange, étrange
Étrangeté des personnages : le Docker fragile, le Rameur déçu, ladolescent fasciné par le chiffre 3 de Caixa dAço, le bellâtre archivé, la Maria-ballast, du nom de son lieu dexercice, la vieille ingénue de Cambirela. Étrangeté des situations et des comportements : linceste en intention Comme toujours, le choix de La Première balle, la disparition restée Sans réponse.
En fin de vie, cest le recours à limaginaire et le bilan de LAvant-dernière décennie du siècle devenu dernier.
Jusquau bout, lexotisme nest pas laffaire de Harry Laus.
Claire Cayron

Le vestiaire de Maria tient sur trois clous plantés derrière la porte de la cloison : une jupe noire étroite, au-dessus des genoux ; une autre plissée à la taille avec des ramages bleus, et qui lui descend jusquaux pieds ; et trois blouses délavées. Sur le troisième clou, un gilet en tricot, de couleur sombre, usé, mailles tirées aux manches et à la taille. Sa lingerie gît pêle-mêle dans une boîte en carton, avec un tas de bricoles, parmi lesquelles un rouleau de billets enveloppé dans un mouchoir vert. Comme elle préfère marcher pieds nus, ses sandales à lanières blanches passent la journée dans un coin de la chambre, dans la baraque de deux pièces où elle est née, que ses frères ont quittée, où elle a vu mourir son père et sa mère.
Maria ne met pas de maquillage, pas même de la poudre de riz. À huit heures du soir, quand passe lexpress, elle échange son short en jean pour la jupe noire, libère ses petits seins sous le tissu fin de sa blouse râpée, lave son visage au savon et, tout en se peignant, se regarde, maigre et sans grâce, dans le bout de miroir accroché au mur du réduit quun rideau à rayures sépare de la pièce qui, avec sa chambre, complète son domicile. Poêle, évier, et buffet dun côté, table avec quatre chaises au centre, vase en verre jamais fleuri sur une caisse près de la porte de la chambre. La chambre où ont dormi à même le sol son père et sa mère, ses frères et elle-même, sous de vieux chiffons les corps se frôlant dans un sommeil bercé par le bruit des trains, les vieux attendant que tout le monde soit tranquille pour renouer avec lobligation de faire des enfants. Maria est la dernière des huit qui sont nés avant la maladie du père. Ses frères, elle ne les a pas tous connus : aux abords des douze, treize ans, ils ont quitté la maison pour vivre leur vie, faire de la place à ceux qui restaient. Lun deux a tardé à partir : Josualdo. Il avait deux ans de plus que Maria, quinze ans quand elle en a eu treize.
La baraque, plus silencieuse encore avec le départ de Josualdo, à loccasion de la mort du père et, deux mois plus tard, de la mère, tous deux de pneumonie, sest remplie de gens : des parents dont Maria ne soupçonnait même pas lexistence, dont elle ne connaissait pas ladresse et ignorait comment ils avaient été avertis ; les voisins les plus proches, y compris le père Abelardo dans sa chaise roulante poussée par son fils Guido, un gamin fluet dune douzaine dannées qui na pas quitté Maria des yeux. Cest à peine si elle a remarqué le gosse, quand il lui a présenté ses condoléances, poussé par son père.
Maria na suivi aucun des deux enterrements. Lors du premier, pendant que sa mère se répandait en pleurs dans la maison, elle a lavé les verres et les tasses, balayé le sol et sest tenue à la fenêtre de la cuisine en attendant que cessent les larmes et que passe le train de nuit. Quand est venu le tour de sa mère, elle na eu le courage de rien faire. Elle a fermé toutes les issues par peur des mauvais esprits dont son père lui avait parlé une fois, et sen est allée se coucher. Comme sils étaient encore en vie, elle a continué à entendre le duo de toux de ses parents, écouté le passage de lexpress et du train de nuit, les yeux ouverts dans lobscurité. Il ny avait même pas de clair de lune pour lui permettre dapercevoir le sable argenté à travers les fentes du mur. Juste la forme des arbres qui lempêchaient de voir sil y avait de la lumière chez le père Abelardo. Comment se débrouillait-il pour passer de la chaise roulante au lit, sil ne pouvait compter que sur laide Guido, si chétif ?
Pour survivre, Maria a pris la place de sa mère et fait des lessives. Ça lui plaisait : tout en faisant tremper le linge et le frottant dans le bac près de la palissade à larrière de la baraque, elle pouvait voir le passage des trains et des soldats qui suivaient la voie pour écourter le trajet, en sortant de la caserne. Elle faisait mine de ne pas entendre, quand certains lapostrophaient. Ils avaient tous la même allure, dans leurs uniformes verts. Pourtant, un jour, lun deux sest montré différent : plus hardi, il sest approché de la palissade et lui a demandé de leau. Elle est allée à la cuisine pour chercher un verre, pendant ce temps le garçon a sauté dans la cour et la rejointe à la porte.
Qui ta dit dentrer ?
Le soldat, souriant, lui a saisi les doigts en prenant le verre.
Lâche-moi !
Elle sest enfuie vers lintérieur et le soldat la rattrapée, lui a pris les mains.
Donne-moi un baiser.
Elle pensait à Josualdo qui aurait pu la défendre.
Va-ten !
Je te vois toujours à la dure. Je peux te faire une bonne vie.
Le garçon la enlacée et collé au sien son corps excité, en la poussant contre la table.
Ça fait longtemps que je tai remarquée.
Elle a tenté de se libérer mais na pas eu la force de repousser létreinte chaude et serrée.
Pas ici, la maison cest sacré.
Rendez-vous a été pris pour la nuit, sur le ballast, après le passage de lexpress. Entre les rails et les traverses, le gilet en tricot rend le sol moins dur, dans lexercice auquel elle se livre, en regardant le beau ciel plein détoiles.
Deux jours plus tard, un autre soldat est venu lui demander de leau. Le rendez-vous eut lieu au même endroit, où les traverses plus rapprochées et le gravier plus fin du ballast lui faisaient moins mal au dos. Et aussi parce que cétait en bordure dun terrain planté darbres, sans la moindre habitation, loin des regards, pensait-elle. Mais, depuis le premier jour, deux yeux accompagnaient depuis le bois ses mouvements.
En jupe à ramages et sandales à lanières, Maria allait en ville, de temps en temps, acheter lindispensable pour la cuisine et pour elle-même. Elle na pas tardé à comprendre que les voisines ne répondaient plus à son salut, que certaines tournaient la tête et quune autre fermait la fenêtre violemment, sur son passage. Elle a aussi perdu la clientèle pour la lessive et, finalement, ne peut plus compter que sur la fidélité de Guido. Malgré tout, chaque jour le rouleau de billet grossit, grâce à ce quelle gagne avec les soldats. Je deviendrai riche, comme disait Josualdo, pense-t-elle. Elle continue de laver le linge du père Abelardo et de Guido, par compassion pour eux et pour avoir un peu doccupation. Tous les lundi, le gamin arrive avec un ballot de linge sous le bras, ou sur la tête sil est très lourd. Il le dépose près du baquet et ne sen va pas avant que Maria lait mis à tremper, et lavé pièce à pièce. Guido suit des yeux les gestes de la jeune fille, les bras blancs couverts de mousse, les seins apparents dans le décolleté de la blouse, les cuisses fortes dépassant du short, et les jambes de plus en plus fines jusquaux pieds larges se confondant avec le sable du sol.
Je crois que je vais aller travailler au Bico Verde, a dit Maria à Guido, certain lundi.
Quest-ce que cest ?
Une maison avec une lanterne verte à la porte. Y a la fête toutes les nuits.
Cest où ?
Maria a éclaté de rire et caressé les cheveux du gamin.
Cest pas un endroit pour les enfants.
Guido sest vexé et a voulu sortir en courant et criant Maria-ballast !, le surnom que lui ont donné les soldats. Mais il sest retenu. Il ne fallait pas la fâcher, dailleurs il ne voulait pas croire à cette histoire du Bico Verde. Si Maria sen allait, il trouverait une autre lavandière, mais comment remplacer le plaisir du spectacle de son corps, chaque nuit, entre les rails luisant sous la lune ? Depuis le premier soir.
Guido partait dans les bois, la fronde à la main, pour chasser les oiseaux, quand le père Abelardo faisait la sieste. Cétait aussi le prétexte pour aller regarder Maria en train de faire la lessive. Souvent il oubliait la chasse, fasciné par les gestes de la jeune fille qui étendait le linge sur le fil en chantonnant, et regardant passer les trains et les soldats. Cest ainsi quil en vit un sauter la palissade. Il eut du chagrin, voulut courir au secours de Maria, mais ne tarda pas à voir le soldat ressortir, souriant, et disant à tout à lheure. Le gamin réfléchit et décida de se mettre aux aguets, chaque fois que son père lui donnait quartier libre. Il vit la nuit tomber, passer lexpress et arriver le soldat. Il ne pouvait pas entendre toute la conversation, mais les deux ne tardèrent pas à sasseoir sur les rails, côte à côte. Le soldat enlaçait Maria puis lallongeait par terre. Le soldat défaisait son ceinturon, sa tunique et elle sinstallait sur le ballast. Guido sexcitait contre le tronc dun goyavier, en caressant lécorce lisse, se frottant contre elle, jusquà produire ce quun après-midi, sous le même goyavier, Josualdo lui avait montré : ce qui se passe entre grandes personnes. Peu à peu, Guido avait appris à retarder son plaisir jusquau moment où le soldat et Maria gémissaient ensemble.
Pour elle, les choses avaient eu lieu différemment. Une nuit où des amis de son père étaient venus jouer aux cartes, boire de la cachaça et faire la fête jusque tard dans la nuit, Maria alla se coucher. Peu après, elle sentit Josualdo qui sallongeait contre elle, dont les yeux étaient juste au niveau dune fente laissant apercevoir le clair de lune, dans la cour. Ne me pousse pas contre le mur , réclama-t-elle. Parle plus bas, dit-il. Puis vint leur complicité. Josualdo passa son bras par-dessus lépaule de Maria, toucha doucement ses seins naissants. La blouse se déchira au ras des boutons, que Josualdo défit un à un. Désagréable odeur chaude de cachaça sortant de la bouche de son frère et frôlant son cou ; Josualdo la poussant jusquà ce quils soient face à face. Cétait mieux ainsi : lodeur de cachaça séchappait par la fente du mur, se perdait dans le sable sous le clair de lune quelle ne voyait plus. Elle ne voyait plus rien. Elle ferma les yeux quand son frère ouvrit son short. Elle ne faisait plus quentendre et sentir. Dans la salle, le brouhaha confus des hommes. Sa mère devait être en train de leur préparer quelque chose. Sur le corps de Maria, le corps pesant de Josualdo, les jambes lourdes de Josualdo, les doigts de Josualdo parcourant ses cheveux, sa poitrine, sa taille, ses cuisses, avec lactivité fébrile de qui dépèce un animal. Maria se sentait criblée de flèches par tout le corps, puis lune delles la pénétrée de force au bas ventre, au moment précis où passait le train de nuit qui a secoué la maison et recouvert son cri.
Josualdo na pas eu le courage daffronter sa sur quand il sest levé de bonne heure, est allé tirer leau du puits. Quand il est arrivé à la porte de la cuisine, le seau à la main, Maria remplissait un pot et le versait dans la bouilloire sur le poêle. Josualdo est allé se laver et Maria a mis la table pour le café, en écoutant leau ruisseler sur le corps quelle avait à peine connu dans lobscurité. Que ressentait sa mère pour son père ? Devait-elle éprouver la même chose pour son frère ?
Je men vais, a-t-il dit soudain.
Maria a servi le café, voulu lui donner un baiser dadieu. Josualdo regardait le café dans la tasse, les petites vagues ondulant autour de cuillère qui dissolvait le sucre. Il buvait lentement, a posé la tasse sur la table, regardé par la fenêtre le jour se lever, le soleil sécher sur les rails lhumidité de la nuit. Il fallait dire quelque chose à Maria, debout devant lui, ses yeux noirs parcourant le corps de son frère en quête dun sentiment à éprouver après lagitation fébrile de la nuit précédente. Il a fini par faire un geste vague de la main en direction du ventre de sa sur : Sers-toi bien de ça, et tu deviendras riche .
Maria sest mise à regarder différemment les soldats qui passaient entre les rails. Avant, elle ne se mettait à la fenêtre que pour voir les trains, vérifier lhoraire sur le réveil ou le mettre à lheure au passage du rapide, du train de jour, de lexpress ou du train de nuit, le plus ponctuel, à minuit juste, lheure exacte du cri quil avait étouffé.
Bien quelle ait décidé de garder pour elle lacte de son frère, la mère a remarqué son comportement, son regard perdu sur les rails, larrogance et laudace de ses réponses, ses cheveux toujours peignés, ses blouses bien repassées.
Tu es en âge de ne boire que de leau tiède et de regarder droit devant toi, lui a dit sa mère.
Et son père, qui ne pouvait plus se lever, lui a donné un dernier conseil :
Prends garde aux mauvais esprits, aux fantômes errants
Maria est en train de frotter la dernière pièce apportée par Guido. Une chemise du père Abelardo. Sans doute vaudrait-il mieux aller au Bico Verde. Elle aurait une vie meilleure, comme lui a dit un soldat, elle achèterait de beaux vêtements, gagnerait davantage. Alors elle se rappelle de Josualdo, du temps où il était petit et où ils allaient ensemble dans la forêt chercher des nids doiseaux. Après ils prenaient une épingle, faisaient un trou à chaque extrémité des petits ufs et soufflaient le blanc et le jaune dans un bol. Ils les mangeaient avec du sucre et de la farine de manioc. À la fin de lannée, ils décoraient larbre de Noël avec les nids et les coquilles dufs, de différentes couleurs. Des ufs de saíra, de gaturamo, dazulão, de corruíra, de pardal
Les plus jolis étaient les ufs danu, bleu et blanc, que son frère chipait dans les nids posés entre les tiges de bambou.
© José Corti.

Les nouvelles d'Harry Laus semblent parcourues par les ondes troubles du passé et les promesses discrètes d'une révélation future, offerte par l'art ou les paysages. L'une d'elle s'intitule Le joyau : un titre que mériterait chacun des textes de Laus, dont la délicatesse un peu cruelle rappelle souvent la grâce un peu amère de Rilke. C'est assez rare, et vraiment beau.
Fabrice Gabriel, Les Inrockuptibles, 13 novembre 2001
Il ne serait pas impossible de reconstituer un roman imaginaire à partir des "bons morceaux" que sont, précisément, ces vingt et une nouvelles comme l'indique sur un mode ironique le titre de l'une d'entre elles. Harry Laus, poète égaré parmi les militaires, a su prouver, en France grâce au travail obstiné de Claire Cayron, la dimension d'une uvre remarquable de finesse psychologique, d'intensité émotionnelle, de recherche stylistique.
(...) De texte en texte, se dessine la silhouette d'un seul personnage, pris à plusieurs âges de sa vie : de sa petite enfance dans "La visite à sa maturité", dans "La première balle" et, même, pourrait-on dire, à sa mort dans "Sans réponse", en passant par son adolescence ("Prélude") et sa jeunesse ("En ligne droite" ou "Cambirela"). Un même profil, avec des facettes certes diverses. Fasciné par le secret ("de l'amour banni", pour reprendre le titre d'un de ses recueils publiés au Brésil), l'écrivain traque ses ombres, ses doubles dans leurs veuleries, leurs désirs inavoués, leurs fantasmes parfois crus, mais aussi leur extrême sensibilité. Les précédentes publications, Bis, Sentinelle du néant, Les Jardins du colonel et surtout son Journal absurde avaient déjà sondé la profondeur de l'intelligence de l'écrivain, l'acuité de sa sincérité dans ses introspections.
Il est certain que c'est à Carson Mc Cullers et à Reflets dans un il d'or que l'on pense, en lisant notamment "En ligne droite", beau et rapide portrait d'un soldat amoureux de son compagnon de chambrée qui se suicide spectaculairement. Ou encore en lisant "Le ministre", terrible caricature d'un vieil hypocrite qui cautionne le lynchage d'un jeune dragueur de caserne, tout en se remémorant des scènes de pédophilie. C'est du reste une des particularités de la littérature de Harry Laus que de passer insensiblement de l'allusion détournée à l'aveu brutal, de l'atmosphère poétique à la dénonciation frontale. Des nuances d'un Stefan Zweig ou d'un Klaus Mann à la violence d'un Tennessee Williams : "Le docker", qui ne trouve le plaisir que dans les étreintes agressives d'un soldat ivre, appartient à une fantasmagorie homosexuelle assez répandue, mais Laus lui apporte son style léger, naturel, fluide et direct.
(...)Cinquante ans séparent le premier texte publié ("Perspective") du dernier. A vingt ans, Harry Laus possédait déjà une grande détermination et la volonté de comprendre des personnages torturés et peut-être plus démunis intellectuellement que lui. Le processus de la culpabilité le passionnait, mais il savait le sublimer par une tonalité de haute tenue, qui apparaît de manière aussi évidente dans les récits métaphoriques, comme "Maria-Ballast", bouleversant récit d'une prostituée, petite sur de Cabiria et de Mamma Roma, que dans les proses poétiques comme le très lyrique Voyage des eaux que lui inspira son séjour, en 1989, à la maison des écrivains de Saint-Nazaire.
René de Cecatty, Le Brésil sensuel et secret de harry laus, Le Mondes des livres, 17 janvier 2001

 
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